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Autruche
17 juin 2009Harar 3
25 mai 2009
L’art de disposer la patate.
Harar 2
11 mai 2009
La maison Adere est une maison traditionnelle de la ville d’Harar. Les gens s’assoient par terre sur les tapis, plusieurs étages pour les différents membres de la famille (inutile de préciser que les femmes sont assises sur le côté dans l’ombre).
En tout cas, l’air de rien on entasse pas mal de monde là-dedans. Tous les plats au mur, de différentes compositions et provenances (certains fabriqués sur place, d’autres en Chine) sont là au cas où beaucoup de pèlerins arriveraient en même temps. En effet, Harar est la cinquième ville sainte musulmane du monde! Et on dit qu’Harar a 98 ou 99 mosquées.
On a dormit dans cette maison qui fait B&B et où il y a pour petit dèj’ des crêpes frites, au miel, comme on trouve au Maroc. Sauf que là elles étaient faites maison!
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Sinon, y’a pas grand chose à dire sur ces deux photos, également prises dans les murs d’Harar.
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Harar 1
1 mai 2009
Harar est d’abord connue pour son café. Ou pour ses hyènes. Ou pour Rimbaud. Ou pour ses remparts.
Enfin, bref, Harar est connue.
C’est donc une ville musulmane fortifiée, pleine de symbolique, comme partout en Éthiopie, d’ailleurs, c’est fou comme les guides trouvent des raisons mystiques à tout dans ce pays. J’en conclus que l’Éthiopie n’est autre que l’origine, avec un grand O, du monde tel qu’on le connait et tel qu’on l’ignore, aussi.
Donc lui c’est l’homme aux hyènes. Il se met à une des portes d’Harar les soirs de touristes et appelle les hyènes, par leur petit nom, à venir à la bouffe.
Des sources peu recommandables m’ont dit que son père aurait eu le visage arraché par une hyène parce qu’il mettait la viande dans sa bouche pour que les hyènes viennent l’attraper. Son fils se contente de la mettre sur un bâton qu’il met dans sa bouche.

Elles sont arrivées un peu en retard, parce que nous étions en retard. Donc le monsieur les a appelées plus tard que prévu et donc entre temps, elles sont parties se faire des carcasses. C’est parce qu’une hyène ne perd jamais le nord.
Pour finir elles sont venues en bande, à dix, et elles ont rit de temps en temps, alors même que la situation n’avait rien de drôle. C’était même tragique puisqu’il ne restait plus de viande.

Donc, Rimbaud vit assez longtemps à Harar, grand pote de Ménélik II, trafiquant d’armes et d’autres choses, arnaqué plusieurs fois donc pas franchement riche, qui attrape un cancer de la jambe (?) et meurt à Marseille.
A Harar, certaines tranches de la population mangent du dromadaire, la viande qui pend sur la photo ci-dessus. (On pourrait hâtivement en déduire que ce sont les tranches qui portent des couvercles sur la tête ou des carreaux sur les jupes)
Et sur le mur au-dessus attendent les milans (je suis d’humeur blagueuse mais je me retiens de peur de n’être appréciée à ma juste valeur).

Chemin de fer
30 avril 200912 jours en voiture à travers le nord de l’Éthiopie. Pas tout le nord, bien sûr, car l’état des routes ne permet pas de tout faire en si peu de temps et en appréciant un peu.
On a donc fini par Dire Dawa, ville proche de Djibouti par laquelle passe le Chemin de Fer Djibouto-Ethiopien (ex- Chemin de Fer Franco-Ethiopien), entrepris par les français, y’a longtemps, c’est à dire à la fin du XIXe siècle.
Les wagons sont aussi d’époque et les cheminots s’emploient à les rafistoler tant bien que mal. Certains wagons portent même encore les anciens sigles de l’époque française. On est monté dans un de troisième classe avec sur les portes les vieux loquets qu’on trouvait dans le métro (Dixit une personne qui l’a connu à une époque reculée).

Certains cheminots parlent français appris à l’alliance de Dire Dawa. La ville aussi a connu une influence architecturale française.
Les Djiboutiens y viennent en masse l’été pour oublier la canicule qui frappe leur pays.

Sinon, à Dire Dawa, y’a Taïwan, un marché assez grand où on vend plein de trucs chinois.
Y’a aussi un tas de personnes ravagées par le khat, comme à Harar (la ville de Rimbaud, située à 40km de là). On voit partout des gens assis, adossés aux murs des maisons, en train de khater pour les jeunes et de réduire le khat en bouillie pour les vieux, qui n’ont plus de dents.
A Dire Dawa, comme partout en Ethiopie, on trouve une boutique Ambassador. Ouf!
Parce que la perspective de partir en vacances sans un bon costume trois pièces en effraie toujours plus d’un. La seule différence avec Addis c’est qu’à Dire Dawa on dessine l’enseigne à partir de la photo alors qu’à Addis on se contente de l’agrandir. Enfin, je suppose.
Pour information, il semble qu’Ambassador soit une multinationale éthiopienne. Oui. Ils font des maisons et d’autres choses,en plus des costumes.
J’arrive
29 avril 2009Retour d’un deuxième voyage dans le nord.
Plus complet cette fois; Tout en voiture avec même escale à Dire Dawa et Harar, dans l’est.
Photos bientôt.
Tchika
7 avril 2009
Qu’on ne s’inquiète pas: Ceci n’est pas le mur de ma maison. Même si les matériaux sont les mêmes. (paille, terre, bouse de vache?)
Old news
17 mars 2009Comme je ne fais rien en ce moment qui vaille la peine d’être raconté, je ressors des vieux trucs, genre la suite de mes photos sur Awassa.

C’est pas franchement une petite ville pitoresque, on est loin des vieilles rues toulousaines. On serait plutôt proche des artères de Flagstaff, Arizona. Bah, c’est quand même pas dégueux.
Des grandes rues mieux goudronnées que celles d’Addis. Trois artères principales. Et, comme dans toutes les villes éthiopiennes, on y trouve le lot réglementaire de stations Total, de cafés, coiffeurs, studios photos et papeteries.
Du coup en attendant que mes photos se téléchargent je suis allée faire un tour sur le site de la mairie de Flagstaff, une chouette petite équipe municipale qu’ils ont là!
Bon bien sûr ils ont quand même les dents un peu trop blanches pour paraître honnêtes. Enfin… je dis ça, je dis rien.
Bref, à Awassa, y’a un marché au poisson dans lequel il faut payer pour entrer. Même quand on est éthiopien. Là, je ne comprend pas le principe commerçant qui se cache derrière tout ça: Il faut payer l’entrée ET le poisson.
Les Awassiens, si je puis me permettre de les appeler comme ça, mangent le poisson chat cru fraîchement pêcher. Et de la soupe de poisson. Un genre de décoction faite sur place dans un vieux bac en plastique.
Du coup j’ai changé d’avis une fois sur place, je me suis dégonflée… Je parle du poisson cru tout frais mieux que chez Sushi Express mais sans le wasabi.

Marabouts d’Afrique
4 mars 2009Je ne suis pas fana des oiseaux. Je ne connais pas leurs propriétés, leurs caractéristiques ou leurs habitudes.
Je les repère dans les arbres et c’est déjà pas mal.
Voilà pourquoi je n’en parlerai pas en termes scientifiques.
Mais j’en parlerai puisqu’il parait qu’il y a près de 200 espèces d’oiseaux autour du lac d’Awassa et que j’en ai vu au moins quatre.
Il y a tout d’abord le corbeau préhistorique, pourvu d’un genre d’excroissance au-dessus du bec.
Il pousse un cri proche du croassement… préhistorique.

Il y a ensuite le marabout, une bête monstrueuse, aussi grande que moche.
Wikipédia dit qu’il est en danger d’extinction et même si on ne doit pas se réjouir de la disparition d’autrui, je ne peux réfréner un tout petit petit sourire.
Physiquement, d’abord, c’est pas la joie: jusqu’à 1,50m de hauteur, pas de plumes sur la tête et un genre de testicule qui lui pend au niveau du cou. Suivant les individus, ce testicule peut être remplacé par une boule rouge à l’aspect de cervelle qui se situe alors derrière la tête.

Ensuite il fait des nids immenses à base de vieilles branches et de sacs en plastiques, une vrai décharge suspendue.
Bon c’est vrai que par contre il ne mange ni n’attaque les hommes…

Y’a aussi des petits martin-pêcheur pie. Ils pêchent.

Puis il y a pas mal d’aigles symbole des Etats-Unis. Ils s’appellent Pygargue à tête blanche, et ça ne s’invente presque pas. Ils pêchent des poissons. Ils ont tous l’air solitaire et silencieux. Enfin, je dis ça comme ça.
Voilà, une pintade qui se fait des yeux rouges, des pélicans et c’est fini.


Ouistiti
3 mars 2009Ce lundi 2 mars avait lieu la commémoration de la bataille d’Adwa. Fameuse bataille où Ménélik II repoussa (écrasa) les italiens en 1896. Qui dit commémoration dit jour férié. Qui dit jour férié dit départ d’Addis.
Cette fois-ci, ce fut pour aller à Awassa, petit ville posée sur un lac au sud de la capitale.
Awassa est connue pour ses hippopotames, ses singes, ses oiseaux et son marché au poisson.
Des singes donc, deux espèces, dont une dont le nom m’échappe. Malheureusement, c’est la seule que j’ai prise en photo.
Enfin, je viens de faire une petite recherche sur internet et d’après Mireille, que je ne connais pas personnellement, ce serait des Vervet.
Ce qui est sûr, c’est qu’un singe à Awassa n’a pas beaucoup de soucis dans la vie. Il ne semble pas franchement avoir de prédateur et c’est sûrement pour cette raison qu’il passe sa journée à jouer, dormir et piquer la nourriture des touristes.

Là, par exemple, ils jouent.

Et ci-dessous, regardons bien dans la bouche du petit singe dégarni:
une espèce de spaghetto noir, la mamelle de sa mère, suffisamment longue pour qu’il puisse l’attraper en toutes circonstances. La nature EST bien faite.
Bon, bien sûr, naître avec une barbe blanche est quand même un coup dur pour lui.

P.S: lundi prochain est aussi férié, une histoire de prophète M.
Un vrai professionnel
19 février 2009Je suis entrée vendredi dernier dans une boutique de téléphonie mobile pour y faire débloquer un appareil et là, je suis tombée sur un professionnel.
Un vrai pro… du khat!
A droite de son bureau, une corbeille bien remplie de tiges intégralement effeuillées.
Sur le bord du bureau, un petit tas de feuilles en attente.
Un peu plus loin, une petite bouteille d’eau remplie de coca. Et oui, le verre est consigné ici, il faut donc prendre ses dispositions…
Et enfin, le clou du spectacle, l’outil du professionnel incontesté et incontestable: la brosse à dent!
On distingue bien que dans sa jeunesse elle fut transparente. A présent, on la dirait bien verte…
J’avais encore jamais vu ça!
Pique-nique exotique
17 février 2009Dimanche, avec à l’esprit une généreuse envie d’offrir à nos poumons un air presque pur et à nos yeux autre chose que des voitures et des bus (et des camions et des mini-bus), une petite brochette d’entre nous est partie pique-niquer à 50 bornes d’Addis.

On croise, comme toujours à la sortie de la ville, des porteurs de bois qui entrent dans la capitale pour retirer quelque chose comme
10 ou 20 birr de leur fagot (0,7 ou 1,4 euros).

Notre destination, d’après le guide, aurait du être des gorges. Alors outre le fait qu’en cette période l’eau est quand même assez rare, il me semblait que la définition
de “gorges” ne pouvait en aucun cas s’apparenter à celle d’un canyon.
Enfin bon, on a quand même eu droit à un beau canyon…
Avec plusieurs branches (ou ramifications?) et tout et tout…
Un soleil déchaîné, un marché sur l’autre rive et un tas de singes Gelada, qui pour finir ne se trouvent pas que dans les montagnes Simien.
On a croisé sur la route une sorte de congrégation de gens, avec une certaine surcharge pondérale, qui portaient tous et toutes une casquette ou un t-shirt à l’effigie d’une marque de bière. On n’a pas compris.
Ils sont tous entrés dans un genre de restaurant affublé de guirlandes en papiers.
On est aussi passé devant une cimenterie qui ressemblait plus à une mine de l’ouest américain.
Finalement, on est même repartit avant la pluie, juste à temps pour entrer dans Addis au moment où un tas de convois de mariés avaient investis la place. Pas beaucoup de joie sur les visages des mariées engoncées dans leur robe blanche en synthétique.
Enfin, c’est normal, ça doit gratter…

Mursis 2
14 janvier 2009Bon, j’ai enfin décidé de tenir compte du fait que la plupart des gens qui vont sur mon blog consultent l’article sur les Mursis.
Alors même si pour autant je n’irai pas les revoir (ils habitent loin de chez moi) pour les interviewer sur le pourquoi de l’engouement qu’ils suscitent, je peux tout de même ajouter quelques détails (mais juste quelques uns) que je n’avais pas mentionné dans le premier épisode. Et des photos.

Voilà les huttes rudimentaires et temporaires dont je parlais dans le premier article.
A part ça, le gouvernement est en train de construire une autoroute jusqu’à Jinka, alors que d’ailleurs, y’a bien d’autres routes plus importantes à refaire avant… Enfin, du coup, ça va amener la civilisation en masse à tout un tas de tribus à qui on aura pas filer un mode d’emploi de comment on lit, écrit et ne tombe pas dans la prostitution ou l’alcool…

Voilà une autre belle nana… Elle avait le plateau le plus grand.
Et pour finir, c”est la seule tribu qui n’a pas de relations avec les autres tribus, à l’opposé des Hamers et Caros, par exemple, qui s’échangent l’éducation contre l’eau à certains moment de l’année. C’est due à leur manque de gentillesse… On peut dire que c’est un peu des guerriers. D’ailleurs, ils sont assez lourdement armés.
Eh ben finalement, j’avais pas grand chose à raconter; je dirais à ma démarche que c’était déjà y’a un an et qu’il y a dans la famille une pesante hérédité de mémoires défaillantes…
Le bout de carton qui valait de l’or.
31 décembre 2008Qu’y-a-t-il de pire que de perdre son passeport, sa carte de résident et son permis de conduire en même temps?
Réponse: perdre une de ses “pockets”!

Ce truc sert à emprunter des bouquins à la bibliothèque. Et ça s’appelle donc une pocket. En temps que post-grad, j’ai droit à huit pockets. Si j’avais été en licence, je n’en aurais eu que trois. Mais comme j’aurais été contente!
En effet, perdre une de ces huit pockets (que je recompte toutes les semaines pour m’assurer qu’elles sont toutes là) équivaut à des journées de prise de tête administrative:
A la fin de l’année universitaire, on nous demande de toutes les rendre. Hors si une venait à manquer, cela pourrait signifier qu’on a pas rendu un livre. Il faut, à ce moment-là, faire le tour des six-dix bibliothèques universitaires d’Addis pour demander à chaque fois un justificatif disant qu’on est pas un voleur de bouquins élimés des années 70. Et pour produire ce justificatif, chaque bibliothèque doit vérifier toutes les pockets qui sont en dépôt en échange des livres empruntés.
Je sais pas si cette explication était très claire mais ce qui est sûr c’est que dès que je commence à en faire des cauchemars, je les rend toutes et immédiatement au bibliothécaire!
A part ça, je sais que c’est noël et même le jour de l’an, mais ici franchement on le sent pas trop et on a des circonstances atténuantes:
-Le noël éthiopien a lieu le 7 janvier et le nouvel an (de 2001) était le 11 septembre dernier. Enfin bref!
-Il fait franchement beau et assez chaud la journée, loin des -4 degrés requis pour un noël digne de ce nom.
-Et puis y’a pas de guirlandes dans les rues ou de foule dans les magasins, même le samedi.
-Enfin, ni le 25 décembre, ni le 1er janvier ne sont fériés…
Bonnes fêtes quand même!
Wenchi
17 décembre 2008

A deux heures de route d’Addis Abeba. Au bout d’une piste de quand même 36 long km. Un cratère. 3100 m d’altitude. Un lac. Ou plusieurs? Des sources d’eau chaude. Et de l’eau froide. Un tas de ruisseaux. Des toukouls (c’est le nom des huttes traditionnelles). Des champs de faux bananiers (ceux qui ont la tête du bananier mais qui ne font pas de bananes). Et qui ont apparemment un tronc de couleurs surprenantes.

Des chardons bien bien plus grand que moi. De vrais arbres!
Des zébus. Des chevaux. Pas mal d’habitants: Un tas d’enfants. Des poules. Un pique-nique à base de pain, fromage, pâté, pommes et d’orages (Ah! on ne se laisse pas dépérir!). Des paysages très différents. De la poussière. Beaucoup de poussière. J’oublie toujours de rappeler que ce pays est extrêmement poussiéreux.

Du tef aussi (la céréale endémique qui sert à faire l’injera). Et des corbeaux. Et pleins de canaux d’irrigation. Avec deux genres de moulins à eau.

Il semble qu’on peut en faire une partie en bateau. Mais dans ce qui semble être une démonstration stupide et prétentieuse de
notre force et de notre jeunesse, on a tout fait à pieds. Et vite, s’il vous plait! Pour arriver avant la tombée de la nuit.
Voilà, et le deuxième jour, un genre de marmotte qui serait en fait un proche cousin de l’éléphant. Il vit dans les arbres et il a deux devants qui rapellent celles d’un vampire. Sinon, il a une bonne tête…

Et aussi des singes. Et encore des corbeaux.
Langano
10 décembre 2008
Ce weekend a duré trois jours puisque lundi avait lieu l’Aïd. Et l’Aïd, c’est férié.
Par hasard, une douzaine d’entre nous mourait d’envie de s’échapper de la capitale.
Ça tombait bien, le lac Langano est à 4h de route d’Addis. Ou 2h30. Ça dépend de l’état du véhicule utilisé, du nombre de camions, de personnes et de troupeaux de zébus sur la route.
En fait, y’a même pas besoin de partir un weekend entier pour avoir des trucs à raconter en Éthiopie, 2h sur la route suffisent…
Langano est la “station balnéaire” d’Éthiopie: on est d’accord que depuis l’indépendance de l’Érythrée, l’Éthiopie n’a plus accès à la mer rouge et même si les lacs et les rivières sont nombreux ici, seul le lac Langano est “clean”, c’est à dire sans bilharziose (le parasite qui rentre sous la peau…)
En effet, le lac a un PH très neutre qui empêche tous vilains parasites mais qui s’avère en fait assez désagréable puisque l’eau laisse un film un peu visqueux sur la peau.

Et puis aussi, du fait de la roche volcanique, ou tout simplement de la vase, l’eau est un peu marron. Et y’a des genres de mini algues vertes à la surface.
Eh ben malgré tout ça, c’était bon de se baigner!
Il fait beaucoup plus chaud qu’à Addis, on est entouré d’acacias africains, il y a des beaux moineaux au petit déjeuner,

des genres d’abeilles qui muent (ça c’est un peu flippant),

et quand on escalade la falaise proche de l’hôtel, on atterrit sur un plateau très pittoresque où on se mettrait presque à chanter la B.O. du Roi Lion.
On surplombe une partie du lac qui est immense, on peut y faire du pédalo mais c’est à ses risques et périls.

Le seul nuage à l’horizon c’est le risque paludéen, mais puisqu’on était 12 je vois pas comment ça tomberait juste sur moi.
Donc, en fait, si on résume, je dirais que si j’étais un touriste en Éthiopie pour deux semaines, je m’abstiendrais de venir goûter l’eau du lac.
Mais en tant que résidente… Aller, on dit qu’on y retournera bien pour “Spring Break”.
Parce qu’en fait c’est vraiment à ça qu’on pense, le soir, sur la plage, avec les feux de camps et la jeunesse dorée éthiopienne qui fait la fête.
Voila, et en chemin, on est passé par Debre Zeit, la ville aux sept lacs située à 45km d’Addis.

Rectification
10 décembre 2008Les deux étoiles à côté de la lune étaient en fait Jupiter et Vénus. Ou Mercure?
Enfin, c’étaient des planètes.
On m’a aussi fait remarquer que ce n’est pas possible de voir une telle chose en Europe puisque la lune n’est jamais en bas mais toujours orientée vers la droite ou la gauche.
Plus de peur que de mal
5 décembre 2008Il y a un certain nombre de choses fatigantes à Addis.
Ne pas avoir de voiture en est une, ne pas avoir de fer à repasser en est une autre.
Mais le pire, c’est quand même de rentrer d’une longue journée, passée dans les minibus, vêtue d’une chemise froissée, et d’arriver chez soi pour se trouver nez à nez avec une araignée honteusement grande, velue et menaçante.

Vous direz qu’elle a de petits bras et qu’elle ne fait pas peur, mais ça ne m’a pas empêché de l’admirer pendant une bonne demi-heure.
Enfin, pour être honnête, mon coloc n’était pas à la maison alors j’ai due attendre que la dame qui habite dans les dépendances revienne de ses courses pour qu’elle lui règle son compte.
Pour ma défense, je dirais que par contre je n’ai pas peur des cloportes, des cafards ou des souris; et je suis parisienne.
Sinon, il y a quelques nuits, la lune a fait un ballet étrange avec les deux seules étoiles présentes dans le ciel (photo prise vers 20h).

Et enfin, il y a deux semaines environ, alors que je me perdais dans les rayons d’une libraire, j’ai fait une découverte époustouflante au rayon enfants.
Il faut dire que les choix sont limités au rayon adultes: des tas de bouquins de physique, maths, compta, gestion, religion, et conseils pour réussir sa vie.
Je suis mauvaise langue, y’a aussi tous les Danielle Steel!
Donc je tombe sur ce bouquin éthiopien intitulé My Father Sold me for Adoption (mon père m’a vendu à quelqu’un qui voulait m’adopter).

Au premier abord, j’aurais dit que ce livre était écrit pour faire peur aux petits enfants (“si t’es pas sage, on t’abandonne!”) et en fait, ce garçon a eu tellement de chance qu’il a même été converti au christianisme.
Je résume rapidement:
-Alemu a 9 ans quand la famine touche le sud de la région Shoa.
-Plus d’argent dans la famille, son père décide de le vendre à un riche propriétaire terrien qui n’a pas d’enfants alors qu’il a épousé cinq femmes!
-Après un long voyage initiatique, Alemu arrive chez son nouveau et fort charitable père.
-Alemu s’occupe des cultures et du bétail jusqu’à ce que le ministère de l’éducation décide de créer une école au village.
-Son nouveau papa le laisse aller à l’école, lui et sa femme de 6 ans avec qui on l’a marié pour qu’il grandissent ensemble et s’entendent bien.
-Il saute une classe sur deux tellement il est trop fort! (Alors là, j’y crois plus à cette histoire.)
-A la fin de sa scolarité, il devient instituteur dans cette même école et pour fêter ça, son père organise une fête à laquelle ses parents biologiques assistent. Et on apprend que depuis qu’ils ont abandonné leur fils, ils se sont convertis au christianisme et du coup, ils convertissent Alemu et sa nouvelle famille.
Je vous laisse élaborer une morale.
P.S: Son épouse est gentille et docile.
17 novembre 2008
Avant mon départ pour l’Éthiopie, ou peut être juste après, mon père m’a offert un livre intitulé Poursuite vers le Nil Blanc, récit de voyage de François Balsan publié aux éditions J. Susse en 1947.
J’avoue que je ne l’ai encore que feuilleté mais j’aime regarder les photos de ce monsieur Balsan, qui ne manque jamais de les illustrer de légendes croustillantes.
Elles sont regroupées par thèmes, j’ai pris le livre par la fin. Il est à Tadjourah, ville côtière de Djibouti, qui s’appelait à l’époque la Côte Française des Somalis.
Tadjourah est aujourd’hui encore considérée comme un beau petit port de pêche, avec des plages magnifiques.
Les Issas (qui sont des Somalis) et les Afars sont les ethnies dominantes à Djibouti. La légende de cette photo est :”jeune épouse à Tadjourah”.




