Axum

By gbayle

Axum, notre dernier arrêt avant le retour à Addis, est une petite ville tout au Nord du pays, près de l’Erythrée (j’habite à côté depuis 7 mois et je n’aurais jamais pensé que ça s’écrivait comme ça en français…).

 

Je ne peux pas me prononcer de manière objective sur ce lieu car en fin de compte, nous n’avions plus envie d’y aller. Nous voulions rester une journée supplémentaire à Lalibela et prendre un avion de là pour Addis.

Malheureusement, il n’y avait plus de place dans l’avion et nous avons donc fait escale à Axum.

 

Axum est connue pour ses stèles, ses obélisques du 6ème siècle (je crois qu’ils sont trois), dont un que les italiens avaient pris sous Mussolini et qu’ils ont ramené en 2005. C’est à priori le plus imposant puisque ils ont été obligé de le couper en six pour le prendre et en quatre pour le ramener.

Nous ne l’avons pas vu car ils sont en train de le repositionner. On a juste vu l’échafaudage qui le tiendra.

 

Bon du coup je viens d’Le troisième obélisque, à terre depuis... longtempsaller faire une petite recherche sur Saint Wikipédia italien et ces italiens sont vraiment trop drôles.

Ca dit : « Il 10 settembre 1943 l’obelisco, colpito da raffiche dì armi automatiche durante la battaglia di Porta San Paolo, subì ulteriori danni, e negli anni successivi il suo posizionamento ai margini di una zona di grande traffico lo espose ad un forte inquinamento atmosferico. »

et après, à propos de son retour en Ethiopie : « La stele giace ancora smontata, abbandonata ed esposta alle intemperie sotto una tettoia nel Parco Archeologico di Axum. In Italia le polemiche sulla restituzione non sono ancora cessate, e non sono mancate alcune proposte di ricostruirlo nel luogo dove si trovava davanti alla sede della FAO. Ultimamente Vittorio Sgarbi ha anche appoggiato il neosindaco di Roma Gianni Alemanno per tentare di riavere indietro l’obelisco dall’Etiopia, dato lo stato di degrado in cui si trova. »

Comprenez par là : « Le 10 septembre 1943 l’obélisque, criblé par des rafales d’armes automatiques pendant la bataille de Porta San Paolo, subissait des dommages supplémentaires, et dans les années qui ont suivit, sa place dans un périmètre de trafic routier abondant l’a exposé à une forte pollution atmosphérique. »

Et après : « La stèle gît encore démontée, abandonnée et exposée aux intempéries sous un auvent dans le Parc Archéologique d’Axum. En Italie, les polémiques sur la restitution n’ont pas cessé, et on a proposé plusieurs fois de la reconstruire devant le siège de la FAO. Dernièrement, machin à été voir machin pour tenter de récupérer l’obélisque, étant donné son état de délabrement. »

 

Y sont pas gênés ces italiens quand même ! Non seulement ils l’ont un peu volé et criblé de balles mais en plus ils voudraient le reprendre parce qu’il n’est pas bien dans sa ville d’origine embouteillée… de dromadaires !

Enfin bref.

 

Le seul point carrément désagréable de cette ville, c’est son côté touristique. Non pas qu’il y ait des touristes partout, en fait on en a certainement vu cinq, en plus du groupe de chinois qui nous suivaient depuis cinq jours…

Non, c’est plutôt qu’à chaque fois qu’on entrait dans une petite hutte à souvenirs et qu’on demandait un prix, ils nous répondaient : « In dollars or birr ? »

Les gens parlent tigréen, une langue plus gutturale que l’Amharique et qui ressemble un peu à de l’arabe. Les femmes ont des coiffures typiques du coin, assez difficile à décrire, à base entre autre de tresses, dont une ou deux très fines sur le front.

En tout cas y’avait des dromadaires et ça c’est chouette !

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2 Réponses vers «Axum»

  1. lafricano dit :

    Bonjour,
    Je suis tombé par hasard sur votre blog.
    Nous partageons la même sympathie pour l’Éthiopie où j’ai passé beaucoup de temps. Je connais très bien le Tigray.
    Par contre je ne suis pas d’accord sur ce que vous avez écrit à propos de l’obélisque de Axum rendue à l’Éthiopie.
    Le 10 septembre 1943 il y avait la guerre à Rome entre italiens et allemands. L’obélisque a été endommagées par des balles perdues, qui pouvaient provenir de n’importe lequel des deux camps, et n’étaient en aucun cas intentionnelles.
    Le débat autour de la restitution de l’obélisque est bien plus complexe et vaste que sa ’simple’ conservation. Les coûts astronomiques de sa restitution (dont la construction d’un aéroport rien que pour permettre l’atterrissage de l’avion cargo) auraient pu être consacrés plutôt par exemple à la lutte contre la faim.
    Les préoccupations quotidienne des éthiopiens sont bien plus terre a terre (lutte pour leur survie) que la restitution de leur obélisque.
    Mais nous sommes bien d’accord que ce monument aurait du rester en Éthiopie depuis toujours.

    Sinon, que pensez-vous de toutes les œuvres volées partout dans le monde et conservées dans le Louvre?

    Bien à vous
    Gianni

  2. gbayle dit :

    Bonjour Monsieur Gianni,

    Si seulement la non-restitution de l’obélisque réglait le problème de la famine en Ethiopie…

    Je trouve, si vous me le permettez, que vous vous emballez beaucoup trop à propos de cet article sur Axum.
    Comme j’ai dis dès le début, je ne me suis pas intéressée en détails à l’histoire et je n’ai pas vérifier mes sources plus que ça.

    Je n’ai fait que regarder sur le wikipédia italien, à priori écrit par des italiens, et il m’a semblé que la rédaction de l’article, que j’ai reporté dans mon blog, était un peu grotesque.

    Ne comptez en tout cas pas sur moi pour fair preuve de patriotisme et défendre le Louvre à corps et à cris mais je n’en dirai pas non plus de mal car ce musée et ses richesses ont largement développé, dans mon enfance, l’intéret et la curiosité que j’ai pour le monde et ses différentes cultures et civilisations.

    Enfin, il est vrai qu’en temps qu’étudiante en master, je n’aurais jamais du utiliser Wikipédia comme source.

    Merci d’avoir lu mon blog.
    Gabrielle

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