Un peu comme partout ailleurs dans Addis, dans mon quartier, il y a du linge qui sèche, il y a une boucherie orthodoxe, dont on voit la viande exposée et il y a un petit jardin genre large plate-bande sur la placette qui remonte vers le centre ville.
Il y a aussi beaucoup d’ânes, qui broutent de chaque côté de la route. Il y a parfois des vaches. Et les moutons sont jusque devant ma porte. Enfin la campagne et la ville conciliées.
Mon quartier est montagneux: il y a une montée Très Fatigante et une descente un peu reposante. C’est aussi fatiguant parce que comme partout ailleurs, dans mon quartier, il y a du soleil, qui tape fort, dès 8H30 le matin. Il y a aussi un mec qui tous les matins me suit un petit moment pour me dire comment je suis belle et tous les matins je le repousse poliment. En vérité, c’est pas aussi mignon que ça en a l’air parce qu’il commence par me siffler, me héler, avant de me m’appeler “farang” (étrangère) et tout et tout…
Enfin bon, il est quand même là tous les matins, et traverse pour me voir tous les matins. Et moi, je m’interroge tous les matins sur la qualité de sa mémoire…
Dans ma rue, il y a un chien quelque peu lunatique qui n’est pas du tout mon copain. Parfois il me suit, parfois il me course… Et en plus il est moche.
Il y a aussi des petits vendeurs ambulants, je sais pas trop ce qu’ils font dans la vie, certains vendent du miel (mar en Amharique), mais d’autres se baladent avec des sacs vident et crient
des trucs incompréhensibles.
Enfin bon, grâce à eux, je me suis souvenue qu’il y avait des vitriers dans ma rue le samedi quand j’étais petite…
Il n’y a pas de zèbres dans mon quartier, en fait, il n’y en a même pas dans ma ville. Y’aurait pu en avoir, puisqu’il y a des hyènes (sauvages) et des lions (en cage). Mais non.
En tout cas, y’a des mouches. C’est le mois des mouches, paraitrait-il. Elles sont collantes, te volent droit dessus et se plantent sur ton visage. Il faut littéralement les balayer pour qu’elles se poussent. C’est à dire que je ne m’amuserais pas à les claquer quand elles se posent sur mon nez…
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