12 jours en voiture à travers le nord de l’Éthiopie. Pas tout le nord, bien sûr, car l’état des routes ne permet pas de tout faire en si peu de temps et en appréciant un peu.
On a donc fini par Dire Dawa, ville proche de Djibouti par laquelle passe le Chemin de Fer Djibouto-Ethiopien (ex- Chemin de Fer Franco-Ethiopien), entrepris par les français, y’a longtemps, c’est à dire à la fin du XIXe siècle.
Les wagons sont aussi d’époque et les cheminots s’emploient à les rafistoler tant bien que mal. Certains wagons portent même encore les anciens sigles de l’époque française. On est monté dans un de troisième classe avec sur les portes les vieux loquets qu’on trouvait dans le métro (Dixit une personne qui l’a connu à une époque reculée).

Certains cheminots parlent français appris à l’alliance de Dire Dawa. La ville aussi a connu une influence architecturale française.
Les Djiboutiens y viennent en masse l’été pour oublier la canicule qui frappe leur pays.

Sinon, à Dire Dawa, y’a Taïwan, un marché assez grand où on vend plein de trucs chinois.
Y’a aussi un tas de personnes ravagées par le khat, comme à Harar (la ville de Rimbaud, située à 40km de là). On voit partout des gens assis, adossés aux murs des maisons, en train de khater pour les jeunes et de réduire le khat en bouillie pour les vieux, qui n’ont plus de dents.
A Dire Dawa, comme partout en Ethiopie, on trouve une boutique Ambassador. Ouf!
Parce que la perspective de partir en vacances sans un bon costume trois pièces en effraie toujours plus d’un. La seule différence avec Addis c’est qu’à Dire Dawa on dessine l’enseigne à partir de la photo alors qu’à Addis on se contente de l’agrandir. Enfin, je suppose.
Pour information, il semble qu’Ambassador soit une multinationale éthiopienne. Oui. Ils font des maisons et d’autres choses,en plus des costumes.
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